

Promotion de l’Orpaillage Responsable – Phase 1
En résumé
Revenus
CHF 5'085'000
01.05.2023 – 30.04.2027 (48 mois)
Régions du Plateau Central et du Centre-Ouest
Plus de 6000 artisans miniers comprenant des enfants dans les sites d’orpaillage, Collectivités territoriales, populations des deux régions ciblées
P230003
Ce projet est un mandat de la DDC.
Le projet
L’exploitation minière artisanale et à petite échelle de l’or est devenue une composante économique majeure dans les zones rurales du Burkina Faso. Elle est répartie sur près de 800 sites d’exploitation à travers le pays et bénéficie à plus de 1,2 millions de personnes. L’exploitation actuelle pose d’énormes défis en matière de sécurité, de respect des droits humains, de problèmes sociaux, ainsi que de dégradation de l’environnement et de la santé des populations quant aux conditions d’exploitation. L’absence de système de garde pour les parents expose les enfants à plusieurs risques et limite la participation des femmes à ces activités génératrices de revenus.
D’autres difficultés concernent le non-respect ou l’incohérence des textes législatifs, l’absence de cadres de concertation effectifs entre les acteurs, qui impliquent notamment les Collectivités Territoriales et les artisans miniers, des conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles et un manque de mécanismes de gestion des conflits. L’encadrement et la surveillance des activités d’exploitations minières artisanales et semi-mécanisées de l’or au Burkina Faso – autrement dit la formalisation du secteur – est l’objectif de l’Agence Nationale d’Encadrement des Exploitations Minières Artisanales et Semi-mécanisées (ANEEMAS). Tandis que la création de cette agence est pertinente, la mise en œuvre de son mandat reste limitée pour des raisons financières, institutionnelles ou administratives.
L’intervention vise à promouvoir une exploitation responsable de l’or dans les sites miniers artisanaux pour que les acteurs de la chaîne de production aurifère profitent de meilleurs services et conditions de travail, contribuent au développement local en payant leurs taxes et s’engagent à réduire les effets négatifs du secteur.
La mise en place des cadres de concertation multi-acteurs favorise la formalisation du secteur sur l’environnement, le respect des textes réglementaires, l’introduction des chartes communales et renforce la confiance entre les acteurs de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle de l’or. Ils contribuent à la prévention et la gestion des conflits.
Les activités permettant d'améliorer la chaîne de valeur par l'établissement d'une confiance mutuelle et d'échanges réguliers entre les acteurs impliqués, l'amélioration des services pour le secteur (par ex. l'accès à l'information et au financement), la promotion des systèmes de traitement sans mercure, l’adoption des pratiques respectueuses des droits humains et en matière de santé sécurité au travail visent à apporter des changements systémiques dans l’exploitation minière artisanale de l’or.
Ces changements résultent d’une formalisation du secteur et du renforcement de la capacité d’action et de coordination des collectivités territoriales. A terme, cela permettra une mobilisation efficace des revenus locaux issues de l’exploitation artisanale pour réaliser des investissements permettant d’améliorer les services à la population et aux travailleurs. La promotion de méthodes d’extraction et de traitement alternatifs permettra l’adoption de pratiques respectueuses de l’environnement, des droits humains et de la santé des individus.
Plus de Projets Engagement pour un monde sans pauvreté
Photo de couverture: Des enfants travaillent dans l'extraction de l'or, comme on le voit sur l'image de la mine d'or de Guido au Burkina Faso. © Bénédicte Kinda

